« Non à l’artwashing apartheid » : au Maroc, un appel au boycott culturel d’Israël

Le festival cinématographique de Haïfa a créé la polémique avec la programmation de trois films marocains. Une antenne marocaine du mouvement BDS a appelé au boycott.

La programmation de Razzia de Nabil Ayouch les 25 et 27 septembre, Apatride (Stateless) de Narjiss Nejjar les 28 et 30 septembre et Sofia de Meryem Benm’ Barek les 23 et le 28 septembre a suscité la polémique au Maroc.

Contacté par MEE, Sion Assidon, l’un des fondateurs de l’antenne BDS Maroc, a indiqué que celle-ci avait « appelé les réalisateurs au boycott du festival de Haïfa » car « cela entre parfaitement dans le champ d’action du BDS ».

Après l’annonce de cette participation de films marocains au festival de Haïfa, « les trois réalisateurs ont immédiatement affirmé qu’ils n’étaient pas au courant et qu’ils n’avaient pas été invités au festival », a-t-il précisé. « En effet, ils ne sont plus propriétaires du bien culturel. C’est un bien commercial qui appartient maintenant aux diffuseurs internationaux. »

Sion Assidon prévient d’ailleurs que « si le festival israélien de Haïfa venait à accorder un prix à l’un de ces films, cela alimenterait l’actuelle propagande sioniste selon laquelle les relations entre le Maroc et Israël seraient au beau fixe » et que « l’intelligentsia marocaine n’aurait aucun problème avec les crimes qui se commettent en Palestine » ce qui, du point de vue de l’activiste, est complètement faux.

Le 18 septembre, le BDS Maroc a officiellement lancé une campagne intitulée MACBI (Campagne marocaine pour le boycott académique et culturel d’Israel). Celle-ci « a déjà récolté plus d’une centaine de signatures d’artistes et d’académiciens marocains ».

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